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La méthode

Créer une BD avec l’IA

HELO est né d’une méthode : on construit d’abord un univers, avec ses règles, ses personnages et sa mémoire, puis on crée à l’intérieur avec l’IA, et chaque histoire pousse dessus comme une branche. Nous l’appelons la « création arborescente ». Voici comment nous l’appliquons à la bande dessinée.

L’univers d’abord

Quand l’IA sait exécuter, la valeur du créateur remonte d’un cran. L’acte créatif passe de l’objet fini au monde qui le contient : le créateur devient architecte d’univers. Son travail consiste à poser une cohérence, des contraintes et une mémoire, assez précises pour que ce qui en sort soit reconnaissable, assez ouvertes pour que ça produise des surprises.

La création arborescente

L’univers HELOson histoire, sa géopolitique,ses personnages, sa langueOuvert en open sourceLa BD, tome 1la première brancheLa BD, tome 2Les textesLe neuralaisLa plongéeHyperBDvotre propre branche
Flavien Chervet a formalisé la méthode en 2022. HELO en est le cas d’école : la bande dessinée est la première branche de son univers.

Le métier

Quatre temps

Une BD se fait en quatre temps, et l’IA intervient dans chacun : le scénario, la direction artistique, le découpage avec ses dialogues, puis la production des planches.

  1. Le scénario

    L’histoire, ses actes, ses scènes, adossés à l’univers.

  2. La direction artistique

    Le style, les personnages, les décors, la couleur.

  3. Le découpage

    Les planches, leurs cases et leurs dialogues.

  4. La production

    Les cases générées, les planches composées, relues, lettrées.

Qui fait quoi

Flavien Chervet écrit le scénario et tient l’univers : son histoire, sa géopolitique, ses personnages, sa langue. Le style, les cadrages, la couleur, la cohérence visuelle de l’album, c’est le travail de Nathalie Dupuy, à la direction artistique.

L’IA propose, en grand nombre et sous des angles variés.

les auteurs choisissent, corrigent, et signent chaque planche.

Sur pièces

Du tome 1 au tome 2

Tome 1

Pour le tome 1, chaque personnage et chaque élément de décor étaient générés séparément, avec beaucoup de travail pour tenir la cohérence graphique.

Tome 2

Pour le tome 2, on génère des cases entières, d’une cohérence excellente.

Dans les deux cas, la planche se construit comme un collage. Au tome 1, il fallait ajouter beaucoup de matière. Au tome 2, Nathalie commence par en enlever beaucoup, avant de construire la planche. La différence se voit dès la première planche, et vous pouvez en juger sur pièces.

Voir deux planches du tome 2 →

Sur l’établi

Les outils du tome 2

Chaque outil a un rôle précis dans la fabrication de l’album. Les choix restent ceux des auteurs, du premier mot à la dernière case.

  • Claude

    Anthropic

    • Un partenaire d’écriture : confronter des idées, traquer les incohérences d’un récit à plusieurs voix.
    • La co-écriture des textes de l’univers (manifeste, article de presse, preprint, encyclique…) et des sources des QR codes. Seule exception : les paroles de la chanson d’Alada Mara sont entièrement de Flavien Chervet.
    • Les corrections orthographiques et la relecture de cohérence.
    • Le code d’HyperBD, avec Claude Code.
    • Les tâches répétitives, comme renuméroter les sources et les QR codes quand l’ordre ou le nombre de pages change.
  • gpt-image

    OpenAI

    • La génération des cases, à partir des personnages, des décors et des styles de référence de l’univers.
  • Photoshop

    Adobe

    • L’agrandissement des images pour l’impression, avec Topaz.
    • Les retouches des planches.
  • Topaz

    Topaz Labs

    • L’agrandissement des images pour l’impression.
  • Bria

    Bria AI

    • Prolonger le dessin au-delà du bord de la page, pour préparer les fonds perdus.
  • Mureka

    Mureka

    • La musique de « La chanson d’Alada Mara », à écouter par son QR code. Les paroles sont entièrement de Flavien Chervet.
  • L’atelier du Studio Entremondes

    HyperBD

    • Le lettrage, posé à la main bulle par bulle, les QR codes, les folios et l’export de l’album.
Pictogramme source

La double lecture

Pour nous, une BD d’anticipation ne vaut que si elle tient face au réel. Chaque fait, chaque recherche qui inspire une scène est documenté, et un QR code, dans la planche, y mène le lecteur.

On peut lire HELO comme une histoire, puis la relire comme une enquête.

La méthode devient un outil

HyperBD

Nous avons fait de cette méthode un outil, HyperBD. Il conduit la création d’une bande dessinée à travers les quatre temps du métier, du brief à l’album exporté, dans l’atelier du Studio Entremondes.

C’est ce qu’on appelle un « harnais » : un cadre de travail qui guide une IA, ici Claude Code, à chaque étape de la création. À chaque bifurcation, elle propose plusieurs pistes, jugées à l’aveugle, et nous adoptons ou écartons chaque proposition d’un geste.

HyperBD sait aussi générer une planche entière à partir de ses cases. Pour HELO, nous ne l’avons pas fait : Nathalie compose chaque planche.

Avec le tome 2

Les packs Cinquo et Pack 10 du tome 2 donnent un accès anticipé à HyperBD, et dès le Duo, des places pour un workshop « Créez votre première BD » avec les auteurs. De quoi faire pousser votre propre branche.

Voir les packs et leurs bonus →

En vidéo

Keynote · Entertain-AI 2026

La création arborescente, expliquée en 19 minutes

Conférence de lancement

Comment HELO a été créé : la conférence de lancement du tome 1

Et maintenant

Lisez la première branche